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Situation des migrants dans le Dunkerquois

 
Situation des migrants dans le Dunkerquois

Jean-François Cordet, préfet de la région Nord – Pas-de-Calais, préfet du Nord a annoncé, le 5 novembre 2015, en présence de Patrice Vergriete, président de la communauté urbaine de Dunkerque et de Franck Dhersin, maire de Téteghem, la mise en place, à partir de cette semaine, de maraudes sociales dans les camps de migrants du Dunkerquois.

Des solutions d’accueil pour les migrants

Il s’agit, à l’image de ce qui se fait sur Calais, de proposer aux personnes un temps de répit dans un des centres d’accueil et d’orientation établis en France. L’objectif de cette démarche est à la fois de protéger les populations les plus vulnérables, en particulier à l’approche de l’hiver, notamment les femmes et les enfants, et de réduire la taille des camps.

Jean-François Cordet a rappelé que toutes les possibilités d’intégration dans la société française sont ouvertes aux migrants présents sur les camps de Téteghem et Grande-Synthe dont la plupart sont originaires de pays en guerre (Syrie et Irak).

Cette action vient en complément des maraudes pour l’asile déjà organisées dans les camps par une antenne de l’office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) spécialement installée à Dunkerque et les services de la sous-préfecture : 15 maraudes ont été effectuées depuis le début du mois d’octobre. Depuis la mise en place de ces maraudes, près de 50 personnes ont quitté les camps de Dunkerque et sont entrées dans une procédure de demande d’asile, voie normale de régularisation et d’intégration de ces populations dans la société française.

Une politique de sécurité forte

Le préfet a ajouté que cette politique d’humanité pour l’accueil de ces migrants s’accompagne d’une politique de fermeté à l’encontre des passeurs et l’immigration irrégulière. Il a souligné sa détermination et celle des forces de l’ordre engagées dans la lutte contre les activités criminelles des passeurs et les filières d’immigration clandestine. La sécurisation permanente des camps et de leurs abords désorganise les passeurs. Elle a notamment permis le démantèlement de trois réseaux sur Dunkerque depuis le début du mois d’octobre. Le contrôle s’étend à tout le département et mobilise la totalité des services de police et de gendarmerie. Ces contrôles ont également permis l’éloignement de personnes qui n’ont pas vocation à bénéficier d’une protection en France. 65 personnes ont ainsi fait l’objet de mesures d’éloignement en octobre.

Le préfet du Nord s’est félicité de la cohérence et de l’unité de l’action publique mise en œuvre par l’Etat et les collectivités territoriales qui ont pour objectif d’apporter une réponse aux migrants ainsi que d’assurer la sécurité à l’intérieur des camps et la tranquillité des habitants des communes du littoral. Il a longuement remercié les élus de leur accompagnement et du soutien porté à la mise en œuvre des différentes politiques publiques.