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Protection des milieux - Contrôles coordonnés des polices de l’environnement

 
 
Protection des milieux - Contrôles coordonnés des polices de l’environnement

Michel Lalande, préfet de la région Nord – Pas-de-Calais Picardie, préfet du Nord, a organisé le jeudi 9 juin 2016, une journée de contrôles coordonnés des polices de l’environnement dans l’arrondissement de Lille, sous la maîtrise d’œuvre de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM).

Cette journée de contrôles organisée, chaque année, depuis 2010 dans le département vise à :
- favoriser les synergies des différents services de contrôles et à renforcer les partenariats inter-services ;
- confronter les pratiques sur un territoire délimité.

Le choix, pour 2016, s’est porté sur l’arrondissement de Lille, en raison des enjeux, notamment environnementaux qu’il présente. L’arrondissement compte plus de 35 % de surfaces artificialisées. Cette forte densité d'habitats et d'activités crée des besoins en eau très importants au regard des ressources disponibles et exploitables. Les ressources en eau souterraine (nappe du carbonifère et nappe de la craie) particulièrement productives mais fortement exploitées, sont primordiales à préserver, d'autant plus que les champs captants du sud de Lille sont sensibles et vulnérables. Des efforts importants restent à faire pour la bonne mise en œuvre d'une capacité de traitement de plus de trois millions d'équivalents habitants. Les espaces naturels sont peu présents. Par contre, Lille est réputée comme la première métropole agricole de France.

Aussi en rapport à ces enjeux environnementaux, onze contrôles ont été assurés et suivis par une soixantaine d’agents, accueillis ce jour là par la commune de Phalempin. Aux agents des services et établissements publics se sont joints Marie Cieters, conseillère départementale, André Ballekens, premier adjoint à Phalempin et Bruno Rusinek, maire d'Ostricourt ainsi que des gardes de la métropole européenne de Lille, du conseil départemental du Nord et du conservatoire régional des espaces naturels.

Ces onze contrôles ont permis :
- de vérifier le respect des prescriptions attachées aux périmètres de protection rapprochée des captages d’eau destinée à la consommation humaine de Wavrin et Houplin-Ancoisne ;
- d’inspecter le site de production d’eau destinée à la consommation humaine de La Neuville ;
- de contrôler le chantier de la reconstruction du pont de Wervicq-Sud sur la Lys ;
- de vérifier les prescriptions attachées au réaménagement et à l’extension du golf de Marcq-en-Barœul ;
- de contrôler les conditions d’utilisation et de stockage de produits phytosanitaires mises en œuvre par le golf de Ronchin ;
- de s’assurer du respect de la réglementation en vigueur relative à la faune sauvage captive par l’animalerie Amiland de l’hypermarché Auchan de Faches-Thumesnil ;
- de vérifier l’effectivité de la stérilisation des œufs de l’oie Bernache du Canada, une espèce exotique envahissante, sur le site du lac du Héron à Villeneuve d’Ascq ;
- de s’assurer du respect par les usagers du règlement de la Réserve naturelle régionale du lac du Héron à Villeneuve d’Ascq ;
- de surveiller la circulation de véhicules terrestres à moteur sur les voies vertes de la commune de Faumont ;
- d’inspecter un établissement industriel à Roubaix, assujetti à la réglementation sur les installations classées, suite à un flagrant délit de pollution récent sur le canal de Roubaix ;
- de vérifier le respect de l’interdiction de certains dispositifs publicitaires dits « pré-enseignes » sur les communes de Phalempin et Camphin-en-Carembault ; ce dernier contrôle était médiatisé.

L'après-midi a été consacrée à la visite et à la présentation de la gestion du milieu remarquable qu'est le terril Saint-Eloi d’Ostricourt. Seul terril sur l'arrondissement inscrit au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Depuis la cessation de l’activité minière, la nature a repris ses droits. S’y épanouit désormais une flore spécifique d’une valeur écologique avérée qui pourrait être qualifiée de « flore forestière sur schistes ». Soumis au régime forestier, le bois de Saint Eloi est géré par l'ONF Office national des forêts et le service espaces naturels sensibles du conseil départemental.