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Mémoire - Cérémonie d'hommage aux "morts pour la France" en Indochine

 
Mémoire - Cérémonie d'hommage aux "morts pour la France" en Indochine

A l’occasion de la Journée nationale d'hommage aux « morts pour la France » en Indochine, une cérémonie s'est déroulée le lundi 8 juin à 10h00 au monument aux Morts, place Rihour à Lille.

Jean-François Cordet, préfet du Nord, représenté par Gilles Barsacq, secrétaire général de la préfecture du Nord, sous-préfet de l'arrondissement de Lille, a présidé, le lundi 8 juin 2015, au monument aux Morts, la cérémonie d'hommage "aux morts pour la France" en Indochine.
 
Cette cérémonie s'est déroulée en présence des autorités civiles et militaires du département et les représentants des associations d'anciens combattants et patriotiques.
 
Jules Camus, président de l'association départementale des anciens et amis de l'Indochine des Flandres a fait une allocution puis le secrétaire général a lu le message du secrétaire d'Etat auprès du ministre de la défense chargé des anciens combattants et de la mémoire.
 
Les autorités civiles et militaires ont ensuite procédé au dépôt de gerbes.
 
Instituée par le décret n°2005-547 du 26 mai 2005, cette journée d'hommage correspond au jour du transfert à la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette, de la dépouille du Soldat Inconnu d'Indochine, le 8 juin 1980.
 

> Message de Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État à la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, à l'occasion de la journée nationale d'hommage aux « morts pour la France » en Indochine - format : PDF sauvegarder le fichiersauvegarder le fichier - 0,12 Mb

 
"En cette journée nationale dédiée aux "morts pour la France" en Indochine, notre pays a, une fois de plus, rendez-vous avec son histoire et sa mémoire combattante.
 
En près de 15 ans de combats, de 1940 à 1954, les soldats d'Indochine ont laissé derrière eux une trace indélébile de bravoure et d'abnégation.
 
Sur cette terre lointaine, des soldats de toutes les armes, des légionnaires, des coloniaux, des tirailleurs, des gendarmes, des marins, des aviateurs, des médecins, des infirmières, ont lutté avec un dévouement indéniable pour préserver l'honneur de notre pays.
 
Face à l'occupant japonais, de 1940 à 1945, ils ont maintenu la présence française en Indochine. Il y a 70 ans, à l'issue du coup de force japonais mené le 9 mars 1945 sur les garnisons françaises, tandis que certains d’entre eux réussissent à se replier en Chine, d’autres sont fait prisonniers et exécutés. C’est à tous ceux-là qu’un hommage fut rendu en 1952 lorsque  Edmond Grethen, grande figure de la Résistance indochinoise, fusillé à Thakhet le 16 mars 1945, fut inhumé au Mont-Valérien.
 
Contre le Vietminh, de 1946 à 1954, des combattants venus de France, d'Europe, d'Afrique du Nord ou d'Afrique Noire, ont été engagés, aux côtés de leurs frères d'armes indochinois, dans des conditions extrêmes. Ils ont lutté dans la boue des rizières, sur le sommet d'un piton calcaire, sur une piste forestière ou dans un petit poste isolé, contre un ennemi insaisissable et toujours mieux armé.
 
Ils étaient guidés par un sens du devoir et une foi infaillible en la France.
 
Les assauts, les embuscades ou les combats au corps à corps, n'ont pourtant constitué que le début de leur calvaire. Pour les survivants des derniers combats, ce furent ensuite les camps de rééducation politique, dont plus des trois quarts des prisonniers ne revinrent jamais.
 
Ce courage dont ont fait preuve les combattants d'Indochine est à ériger en exemple.
 
En cette journée nationale, souvenons-nous qu’ils furent les premiers d'une très longue lignée de soldats à intervenir loin du sol de France. Ils menèrent leur mission avec une volonté qui force le respect.
 
Aujourd’hui comme hier, sur les différents théâtres d’opérations où ils sont engagés, nos soldats défendent la République française et ses valeurs avec courage et professionnalisme. Ils accomplissent leurs missions avec une détermination qui fait honneur à leurs aînés, à l’histoire qu’ils ont écrite et à la nation tout entière."

Retour en images

Rassemblement des porte-drapeaux au monument aux Morts, place Rihour à Lille

Allocution du colonel Jules Camus, président de l'association départementale des anciens et amis de l'Indochine des Flandres

Lecture du message du secrétaire d'Etat auprès du ministre de la défense chargé des anciens combattants et de la mémoire par Gilles Barsacq, secrétaire général de la préfecture du Nord, sous-préfet de l’arrondissement de Lille

Dépôt de gerbes

Le dépôt de gerbes est suivi d'une minute de silence rompue par La Marseillaise

La cérémonie se déroule en présence des porte-drapeaux et des associations patriotiques