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Départ - Cérémonie en l'honneur d'Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires

 
 
Cérémonie - Départ en retraite d'Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires

Philippe Malizard, directeur de cabinet du préfet du Nord a participé le 29 avril 2018, en présence de Marie-Suzanne Le Quéau, procureure générale, Thierry Pocquet du Haut-Jussé, procureur de la République près le tribunal de grande instance de Lille, Patricio Martin, directeur zonal de la police aux frontières et de nombreuses personnalités à la cérémonie de départ d'Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires.

A cette occasion, il a tenu à saluer son action en rappelant son brillant parcours professionnel :

Alain Jégo a intégré les services pénitentiaires en 1980 en tant que sous-directeur de la maison d’arrêt de La Santé à Paris. Au fil de sa carrière, il est passé par l’administration centrale, la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis et le centre pénitentiaire de Nantes. Avant d’exercer, depuis 2002 et jusqu’à ce jour, les fonctions de directeur interrégional successivement de la région Ouest, de la région Est, puis de l’inter-région Nord, qui incluait il y a encore quelques mois l'ex-Haute-Normandie, soit un total de sept départements, 21 établissements pénitentiaires, dont 17 dans la région des Hauts-de-France et sept dans le département du Nord, et près de 10 000 détenus en milieu fermé et 24 000 en milieu ouvert.

Arrivé à Lille en 2009, Alain Jégo a ainsi eu l’occasion de travailler sur de très nombreux dossiers, notamment le renforcement de la sécurité des établissements de l’inter-région, suite à des évasions en 2014 et 2015. Il a également eu à gérer la prise d'otage d’un surveillant pénitentiaire par deux détenus à la prison de Vendin-le-Vieil.

Alain Jégo a travaillé en étroite collaboration avec les services de la préfecture sur le dossier particulièrement important et sensible de la radicalisation en établissement pénitentiaire. Sur Annoeullin, une unité dédiée, opérationnelle depuis le 21 janvier 2016, prend en charge une vingtaine de personnes "réfractaires" à tout désengagement radical. La direction interrégionale des services pénitentiaires participe depuis l’été 2016, sous son autorité, au Groupe d’Évaluation Départemental et à un groupe de travail partagé entre Justice, direction interrégionale des services pénitentaires (DISP), service départemental des renseignements territoriaux (SDRT) et services de police judiciaire. Au sein de ce groupe de travail, les échanges d’informations s’organisent concernant les personnes radicalisées suivies en milieu ouvert, sur les détenus radicalisés libérables dans les trois mois, ainsi que sur les prévenus. Réciproquement, la cellule interrégionale de renseignement pénitentiaire dispose ainsi d’informations des services spécialisés concernant les « arrivants » en prison.

Le ministre de l’intérieur a d’ailleurs, le 23 février dernier, après avoir assisté à la réunion du Groupe d’Évaluation Départemental, félicité chacun de ses participants pour la qualité de ce travail partenarial, en formulant le vœu que cette méthode soit étendue à tous les départements de France.

Philippe Malizard a remis la médaille de la préfecture à Alain Jégo en témoignage de la gratitude du préfet pour le travail accompli.