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27 mai : journée nationale de la Résistance

 
27 mai : journée nationale de la Résistance

Jean-François Cordet, préfet du Nord, a présidé, le mercredi 27 mai 2015, la cérémonie commémorative de la création du Conseil national de la Résistance, organisée au mémorial de la Noble Tour à Lille.

Le 19 juillet 2013, l'Assemblée nationale a adopté, à l'unanimité, une proposition de loi émanant du Sénat instaurant le 27 mai comme Journée nationale de la Résistance. Cette journée s’est tenue pour la première fois le 27 mai 2014.
 
Cette date a été choisie en référence à la première réunion du Conseil national de la Résistance qui s'est déroulée le 27 mai 1943 dans l'appartement de René Corbin, au premier étage du 48 rue du Four, au cœur de Paris occupé.
 
A cette occasion, furent réunis, pour la première fois dans un même lieu, autour de Jean Moulin, représentant le général de Gaulle, les représentants des huit principaux mouvements de résistance français ainsi que des principaux partis politiques et syndicats existant avant la guerre. Ensemble, ils allaient œuvrer à coordonner l'action de la Résistance et même, dans la perspective de la libération du territoire national, à préparer la refondation de la République.

Retour en images :

Cérémonie commémorative de la création du Conseil national de la Résistance à la Noble Tour à Lille

Allocution de Colette Becquet, présidente du comité l’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance (ANACR) Lille

Lecture du message de Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants et de la Mémoire, auprès du ministre de la Défense, par Jean-François Cordet, préfet du Nord

Dépôt de gerbes par les autorités et les associations

Le dépôt de gerbes est suivi d'une minute de silence et de La Marseillaise

Recueillement dans la crypte du Mémorial

Message de Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire
 
"Le 27 mai 1943, des hommes se réunissaient dans la clandestinité au 48, rue du Four. Les résistances devenaient la Résistance française.
 
Plus de 70 ans après, les survivants continuent d’insuffler en France l’esprit de Résistance. C’est pour que leur héritage soit pérennisé et que leur combat reste toujours d’actualité que cette date historique est devenue une journée nationale.
 
Ce 27 mai 2015, la France vit un moment exceptionnel de fierté nationale : Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay font leur entrée au Panthéon, ce lieu où « la République s'incarne et se partage », comme l’avait souligné le président de la République au Mont Valérien le 21 février 2014.
 
Plus que des militants de la République, ces quatre personnalités ont incarné la République. A leurs yeux, elle n’était pas qu’un concept. Elle était un engagement, une ambition et un idéal en même temps que le combat de leur vie. Leurs parcours ne pouvaient se terminer qu’au Panthéon, maison des grands Hommes de la patrie républicaine.
 
Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay ont tous témoigné à leur manière de l’esprit de Résistance, non pas seulement par les mots et les discours mais plus encore par les engagements et les actes.
 
Cinquante ans après Jean Moulin et l’armée des ombres, l’esprit de Résistance fait son entrée au Panthéon et s’apprête à recevoir l’hommage éternel de la Nation, celui qui survit aux femmes et aux hommes.
 
Cet esprit de Résistance est celui de celles et ceux qui, sans uniforme, parfois sans arme, ont été des modèles d’engagement. De celles et ceux qui, tombés dans les combats de la Libération et emportés dans les camps de l’horreur, n’ont pas survécu à la guerre. De celles et ceux enfin qui, survivants de la guerre, ont continué inlassablement à défendre et transmettre les valeurs républicaines.
 
En cette année d’hommage à la génération 39-45, les résistantes et les résistants doivent plus que jamais être élevés en exemples pour la jeune génération, architecte de la Nation de demain. « La jeunesse ne doit rester étrangère à aucun plan d’avenir. […] Ce qu’elle réclame surtout, c’est qu’on lui fasse confiance », écrivait Jean Zay depuis sa cellule de la prison de Riom.
 
Puissent les parcours de Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette et Jean Zay continuer d’inspirer les plus jeunes d’entre nous pour que la liberté, l’égalité et la fraternité, qui font le ciment de notre République, restent l’âme de leurs combats d’aujourd’hui et de demain."

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