Partager nos expériences - Abdelhakim Saouli, ancien adulte-relais aujourd’hui agent de la fonction publique territoriale

 
 
Abdelhakim Saouli, ancien adulte-relais aujourd’hui stagiaire de la fonction publique territoriale

Abdelhakim Saouli, 43 ans, a été agent de liaison et de médiation sociale la ville de Lille pendant 18 mois grâce au dispositif adulte-relais. Les compétences en matière de gestion de projet qu’il a su mettre en œuvre sur son poste ont conduit la ville de Lille à lui proposer un poste de receveur placier au sein du pôle « Vie Citoyenne Animation Proximité de la ville de Lille ». Il est notamment en charge de la gestion des marchés (placement des commerçants / encaissements / appels d'offres etc).

Le dispositif adulte-relais permet à une structure, association ou collectivité territoriale, d’embaucher un médiateur grâce à un financement du poste par l’État à hauteur de 95 % du SMIC brut. Créé en 1999, il vise à concourir au maintien du lien social, renforcer la vie associative de proximité et développer la capacité d’initiative dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). L’objectif poursuivi est également, par le biais d’un contrat aidé, de favoriser le retour à l’emploi. Ces contrats sont destinés à des personnes de plus de 30 ans, sans emploi et résidant en QPV. Une fois engagées, ces personnes doivent pouvoir suivre une formation diplômante dans le champ de la médiation sociale ou dans d’autres secteurs pendant leur contrat. Tout doit être fait pour leur permettre de construire ou consolider leur parcours professionnel.

Aujourd’hui titularisé par la ville de Lille, Saouli Abdelhakim nous montre que ce dispositif fonctionne.

Comment avez-vous connu le dispositif adultes-relais ?

Je travaillais en CDI pour l’association Citéo spécialisée dans la médiation sociale puis il y a eu des licenciements. Je me suis donc retrouvé sans emploi et des collègues m’ont parlé du dispositif.

Quel était votre projet professionnel avant d’être adulte-relais ?

J’ai travaillé en tant qu’animateur en accueils de loisirs puis dans la médiation sociale au sein de l’association Citéo dura nt 14 ans. Mon souhait était de continuer à travailler dans le domaine de la médiation sociale, ce qui correspond parfaitement aux attentes du dispositif adultes-relais.

Avez-vous eu droit à des formations au cours de votre contrat adultes-relais ?

La mairie de Lille m’a proposé plusieurs formations de niveau inférieur au BPJEPS, diplôme que je possède déjà, je n’ai donc pas souhaité suivre ces formations. Toutefois, j’ai pu participer à des immersions  « Vis mon job » proposées par la ville. Pendant quelques jours, ces immersions m’ont permis de découvrir la diversité des métiers en mairie. C’est par ce biais que j’ai découvert le métier de receveur placier que j’occupe actuellement depuis ma titularisation.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce poste ?

Tout d’abord, c’est la pérennité du poste car j’ai eu l’opportunité de décrocher un CDI. Sur le plan financier, ce poste me permet d’avoir une stabilité et d’être plus confortable. Enfin, il y a toujours une part de médiation dans mon métier. C’est en quelques sortes la continuité de mon parcours et j’aime être au contact des différents services de la mairie.

Avez-vous un message à transmettre aux habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville ?

Oui : il est important de bien définir son projet professionnel avant de se lancer dans la vie active. Mais le plus important, c’est de suivre ses envies et d’exercer un métier qu’on aime.